Dans ce tumulte de la scène musicale urbaine, TENOR se retrouve en proie à des tempêtes professionnelles qui fusent de partout et ce simultanément. Loin et près des feux de la rampe en meme temps, il affronte une réalité implacable depuis le début de cette année 2025 : son manager Taphis, autrefois un allié précieux, a décidé de prendre un chemin différent, répondant à ceux qui pensent qu’il n’est plus à la hauteur d’un artiste comme TENOR, questionnant son rôle et son bilan pendant 10 ans de management de son artiste qui baigne dans la routine. Cette séparation est plus qu’un simple changement, c’est un coup dur (je pense) qui remet en question la direction artistique de son ancien poulain TÉNOR et surtout l’avenir de sa carrière.

Mais le calvaire ne s’arrête pas là. Les rivalités dans le milieu du rap se ravivent, et des confrères, armés de leurs mots aiguisés, n’hésitent pas à le clasher publiquement. A l’instar de RETLAW aka LE MAUVAIS BB qui dans ses posts sur facebook n’hésite pas à lui rappeler que sa carrière a été enterrée avec la petite ERICA dont la mort est survenue involontairement dans un accident causé par l’artiste.

Il va plus loin dans son disstrack intitulé « COUP D’ETAT » humiliant et traitant TÉNOR de tous les noms d’oiseaux à coup de punchlines trash et aiguisés.
Chaque critique devient une pierre supplémentaire dans le mur qu’il peine à escalader. C’est le cas du rappeur ENJR qui reproche au SALAZAR de ne plus faire du rap, pire de ne plus assumer sa casquette de rappeur. C’est à coup de piques sur les réseaux sociaux que le rappeur de BEPANDA a déclaré la guerre à TÉNOR, lui obligeant à répondre…

TENOR a bel et bien répondu aux piques d’ENJR par un disstrack mais l’a par la suite supprimé. Etait ce une bonne idée ? C’est certainement la question qu’il s’est posé après l’avoir posté. Profitant de cette ouverture, ENJR enchaîne des disstrack à l’endroit de MENGOUMOU…
Le public, quant à lui, affiche une insatisfaction palpable ; ses performances jadis acclamées, semblent désormais manquer d’étincelle qui les rendait uniques. Les concerts, autrefois des moments de communion, se raréfient, laissant place à un silence inquiétant. Les chansons qui devraient être le reflet de son âme, sonnent désormais comme un écho de ce qu’il a déjà fait. La créativité semble fléchir, et la peur de tomber dans la routine le hante. Les collaborations de haute facture deviennent inexistantes. Le plafond de verre, ce symbole des barrières invisibles dans l’industrie musicale, lui apparaît plus solide que jamais. Comment briser ces chaînes qui l’empêchent de s’élever ?

Dans ce tourbillon de doutes, des questions cruciales émergent : quel est l’état psychologique de TENOR à date ? La pression des attentes, la peur de l’échec, et la solitude d’être « seul contre tous » pèsent elles lourdement sur ses épaules? Se remettre en question devient il une nécessité? Ses projets futurs, ses ambitions, semblent ils flous? Qui pourra l’aider à retrouver son essence, à raviver la flamme créative qui l’a propulsé au sommet ? Face à cette adversité, envisage t’il de constituer un nouveau staff si ce n’est déjà fait? Mais sera-t-il à la hauteur de ces défis ? La route est semée d’embûches, mais peut-être que cette période de remise en question est aussi une occasion de renaissance. Chaque épreuve, chaque clash, chaque critique, pourrait devenir une source d’inspiration pour le natif de MENGANG qui semble avoir perdu le sourire.
Pour TENOR, l’heure n’est pas seulement à la survie, mais à la réinvention. Il doit trouver en lui la force de surmonter ces obstacles et de se rétablir. Peut-être que dans cette lutte, il découvrira un son nouveau, une approche différente, et, finalement, une version de lui-même à la hauteur des défis qu’il doit relever. « Seul contre tous », mais déterminé à renaître de ses cendres, il pourrait bien transformer sa douleur en art, redéfinissant ainsi son propre récit. A suivre…


