Une nouvelle page s’écrit dans le Rap Camer pour MSG, autrefois connu sous le nom de TEDX, il fait son grand retour. Ce n’est pas un simple retour, mais l’aboutissement d’un travail acharné, d’une résilience à toute épreuve, et d’une métamorphose artistique. De Douala à Montréal, le parcours de MSG est celui d’un artiste qui a toujours cru en son art. Loin des projecteurs, il a puisé sa force dans l’ombre, s’est perfectionné, a affûté sa plume et a transformé ses défis en opportunités. Son nouvel EP, « Mindset ». Dans cette interview exclusive, MSG nous ouvre les portes de son univers. Il nous parle de son parcours, de la genèse de son projet, et de la vision qui le porte aujourd’hui.

MSG

Q: MSG, on te connaît plus sous le nom de TEDX, peux-tu nous expliquer cette transition de nom et surtout, que signifie MSG ?

MSG: « Il arrive un moment où tu sais que certaines choses ne te correspondent plus, ce nom faisait effectivement partie des choses qui ne me correspondaient plus et j’aime être en accord avec moi-même. MSG, bien évidemment je savais que je devrais tôt ou tard l’expliquer à ceux qui me suivent. MSG = MESSAGE, c’est fou comme personne n’y avait jamais pensé. Tout le monde a toujours cherché très loin mais voilà sa symbolique pour moi, car j’estime qu’en plus de porter un message à travers notre existence, nous devons l’incarner entièrement. »

Q: En juin 2025, tu as fait sensation avec le freestyle « Big Papijo ». Était-ce une stratégie de retour préméditée ? Et quels ont été les retours qui t’ont le plus marqué à ce moment-là ?

MSG: « Big Papijo ? préméditée ? impossible, Jovi a surpris tout le monde avec son clash Big papa y compris moi-même donc je n’aurai pas pu anticiper cela. Par contre, lorsque j’écoute Big papa de Jovi, je kiffe parce que tout d’abord il a donné une véritable leçon à Kocee et Maalhox en termes de choix d’instrumental. Jusque-là, les deux autres étaient quand même dans une démarche commerciale prétextant un clash alors que c’était juste Kocee qui se servait de la fan base rap camer pour augmenter son audience par rapport à ses activités. Maalhox a fait pareil pour revenir aussi un peu plus sur la scène parce que depuis il est occupé dans ses affaires. Mais quand Jovi débarque, du choix de l’instrumental, aux lyrics, le flow…RAP. En tant que Grand fan d’abord, quand Jovi met l’instrumental en ligne j’écoute un soir et GO! le flow coule je me dis impossible de laisser passer ce beat. Quand je publie Big Papijo honnêtement je ne m’attends pas à autant d’intérêt et de retours car pour moi ça allait juste se noyer dans la masse des freestyles que les autres proposaient à ce moment-là. J’étais déjà dans une dynamique de retour avec les sons que je préparais mais pas à ce moment-là, Big Papijo était purement spontanée, la prod était trop sale.

JOVI – BIG PAPA [ PROD BY. KAYN ]

Les retours de tout le monde sont toujours accueillis avec beaucoup de gratitude, mais cette fois-là ceux de Jovi et Sojip spécifiquement, parce que ce sont des personnes qui ne s’expriment pas beaucoup en général sur tout et n’importe quoi. Je sais que Jovi n’a pas que ça à faire de venir commenter « Trop fort » sur mon freestyle, il ne me doit rien, Sojip pareil donc l’aspect authentique de tout ça rendait vraiment ce moment cool. »

MSG – BIG PAPIJO (JOVI BIG PAPA COVER)

Q: On observe que depuis 2023, ta cadence de sorties est d’au moins un son par an. Qu’est-ce qui justifie cette fréquence de création et de partage avec ton public?

MSG: « La fréquence est due à plusieurs facteurs. Dans toute chose il y a une courbe d’apprentissage. Ce qu’il faut dire c’est que, c’est exactement au début de l’année 2023 que je décide de me procurer mon propre matériel parce que j’en ai marre de dépendre de x,y,z pour créer. De là, je me renseigne je passe commande puis je reçois tout un matériel de Home studio, je ne sais même pas comment faire le branchement ni comment ça fonctionne. Tout ce que je sais c’est que je veux pouvoir créer sans contrainte, parce que je veux désormais pouvoir satisfaire ceux qui me suivent sans m’arrêter. Il faut faire le branchement, installer les logiciels, apprendre à les utiliser, s’enregistrer, mixer, tester, se tromper, réessayer, et dans le process tu dois quand même servir à manger à ceux qui veulent t’écouter. Cela explique pourquoi les sorties étaient très rares mais on travaillait en sortant ce qu’on estime être pertinent pour la suite. »

Q: Ton nouvel EP s’intitule « Mindset ». Pourquoi avoir choisi ce titre pour ce projet ? Quel message central souhaitais-tu faire passer?

MSG: « J’ai choisi le titre « Mindset » parce que c’est la clé. Sans mon mindset, rien de tout ceci ne serait là. Il y a beaucoup de gens aussi associés derrière qui sont là avec moi. Seulement, qui va se lever pour t’écrire un couplet si tu n’es pas signé dans une grosse production avec une avance considérable pour faire de la musique ou si tu n’as pas quelque chose qui pèse sur la balance. Qui va venir t’enregistrer au studio, passer des heures avec toi à écouter tes créations, comme tu le souhaites sans influencer ta créativité sous prétexte que tu ne payes pas ou que tu es sous production donc il faut suivre un certain courant musical temporaire. La liberté artistique a un prix, faut savoir le payer humblement et créer librement. Le message central de cet EP est de dire à tous et chacun que quoiqu’il arrive dans la vie, c’est toi qui décides de l’issue de l’histoire. Mais pour cela, il y a un « Mindset » qui est requis. »

MINDSET cover art

Q: La pochette de l’EP suscite des interrogations. On te voit en noir et blanc, avec le titre « Mindset » en violet. Quelle est la symbolique derrière ce choix visuel ?

MSG: « Ce visuel c’est moi, simplement moi, tel que je pense que je suis en tout cas. Je voulais qu’on me voie tel que je suis, jamais sans mon mindset, même sur la pochette. Le violet est une couleur souvent associée à la magie, et je suis convaincu qu’il y a un peu de magie dans cet EP car tout ça est vraiment parti de rien. »

Q: En parlant de création, tu as opté pour un format d’EP avec 10 titres, le tout en moins de 30 minutes. C’est un choix assez audacieux. Qu’est-ce qui a guidé cette décision de créer un projet court mais dense? Combien de temps t’a pris cet EP et qui t’accompagné dessus?

MINDET Tracklist

MSG: « Je voulais rester dans un format digeste. Je pense que la musique aujourd’hui se consomme rapidement et vu le temps que j’ai pris entre TEDX et MSG, fallait vraiment donner de quoi se mettre sous la dent. Je n’allais pas prendre mon temps et débarquer avec le service minimum. Tout ceci rentre dans la démarche de mindset, c’est cet alignement entre le titre, son contenu et l’Artiste qui rendent cet EP intéressant finalement. Ça fait un moment déjà, certains sons j’avais écrit depuis 2021 mais je n’avais pas de matos, donc il a fallu attendre de pouvoir en avoir. Pendant que je cherchais, j’écrivais des sons quand même, faut que tu restes en mouvement tu vois. La durée de réalisation, globalement je dirai de 2023 à 2025 pour l’ensemble du projet. Bien évidemment, j’ai été accompagné par plusieurs personne proches, mon ami et frère Ingé son AJ, le producteur & Artiste ANG, des conseils aussi auprès des grand frères Myster B, Sir Nostra. Freddy Le Free, Yaovi, Young BA, je ne pourrai pas tous les citer mais ici je veux mentionner les personnes qui te disent un mot, une phrase, qui te permettent de faire le pas suivant. »

Q: L’EP démarre avec le titre « Intro ». Tu y parles d’une décision majeure que tu as prise, qui a visiblement été un déclic. De quelle décision s’agit-il, et comment a-t-elle influencé la création de cet EP?

MSG: « La décision que j’avais prise était celle « d’arrêter le rap ». J’avais besoin de donner un sens à tout ça. Rapper juste pour démontrer de la technique, flow, punchline, c’est cool mais ça ne dépasse pas 3, ou 4 écoutes. Et ce que les gens n’ont jamais réalisé c’est que jusqu’à ce moment je rappais uniquement pour le fun. Certains trouvaient cela déjà impressionnant mais pour moi cela a une limite, et cette limite c’est l’égo. D’ailleurs, il y a ce type rap dominant qu’ils appellent Rap Egotrip, qui n’est que l’art de s’affirmer, d’avoir confiance en soi mais aujourd’hui cela passe plus pour l’art de se taper dessus. Si je donne autant de temps au rap faut bien que ça ait un sens au-delà de ma personne, sinon c’est juste l’art de se prendre pour un « donman idiot au micro ». Intro est donc le premier titre que j’ai écrit après cette longue pause. Au moment où j’écris Intro je n’ai pas en tête de faire un EP, j’ai juste envie de tester mes aptitudes après cette pause. Mais durant la séance d’enregistrement, je ressens une différence par rapport à l’époque de TEDX et j’aime ça, c’est tout. L’EP Mindset est juste venu s’aligner à cet état d’esprit sur lequel je travaillais déjà depuis des années, avant de le mettre en musique. »

Q: Le troisième son du projet « Discipline » est particulièrement marquant. De quelle « discipline » parles-tu ? Et pourquoi te considères-tu comme le meilleur dans ce domaine ?

MSG – Discipline

MSG: « Dans ce morceau, je fais un jeu de mots entre la discipline du Rap et la discipline de vie. Je suis convaincu que le Rap ou l’art en général devrait servir à améliorer notre discipline de vie. Dans ce sens, « Quand je back dans ma discipline » (l’art du rap), « je te djoss de la life et toutes les claques à anticiper » (je te parle pour améliorer ta discipline de vie). Je ne dis pas être « le meilleur », je dis « Tu peux m’appeler le Maître, quand je back dans ma discipline » pourquoi je dis ça ? parce que la discipline nous apporte une forme de « Maîtrise » dans plusieurs aspects de nos vies, y compris le Rap. Être un Maître signifie d’abord être en maitrise de quelque chose, pas forcément le meilleur, sinon le meilleur par rapport à qui ou quoi. Voilà pourquoi le flow et la technique employés dans ce morceau sont assez « disciplinés », carrés, bien calés et tout afin de créer cette cohérence dans le morceau. Pour résumer, la discipline apporte maitrise à quiconque la pratique. Que ce soit la maitrise du rap, la maitrise du chant, et même si cela fait de toi le meilleur, c’est uniquement une meilleure version de toi rien à voir avec les autres. Comme j’ai dit plus haut, il n’est pas question de montrer qu’on est le meilleur, qu’on est fort, qu’on a trop le flow ou la punchline. On sait le faire, on le fait toujours, mais ce n’est pas la feuille de route et cela se ressent dans cet EP. »

Q: Les titres comme « Babana », « Trop de bruits » ou « Illusion » dressent un portrait assez critique de la société. Est-ce que tu te considères comme un observateur de ton époque, et quel message principal souhaites-tu faire passer à travers ces chansons?

MSG: Observateur de mon époque, absolument oui ! À travers Babana, je souhaite faire comprendre qu’on peut prendre des risques tout en restant mesuré dans nos actions. Un peu de prudence, vaut mieux que beaucoup de regrets. Maintenant, les accidents ça arrive, mais on peut toujours faire de notre mieux. L’autre aspect, c’est que moi personnellement, j’ai adoré mes expériences avec les Babanas parce que c’est fou l’assurance qu’ils ont et ce sont nos héros dans la ville de Douala vu l’état des routes. Quand il pleut, c’est incroyable ce qu’ils sont capables de créer pour te sortir de là, tandis que d’autres te surfacturent d’abord sur place avant d’évoluer. Je voulais les célébrer à travers cette chanson et leur dire aussi qu’on peut aller doucement souvent non, lol ! Ce sont des gens simples, et j’admire cela. Trop de Bruits, décrit un phénomène que je ne comprendrai jamais, celui selon lequel, « l’argent a toujours raison devant l’Homme, pourtant c’est l’Homme qui fabrique l’argent ». L’argent a son rôle et sa nécessité c’est sûr à 200%, mais l’Homme en fait quelque chose d’assez intriguant parfois. Comment se croire supérieur à un autre Homme juste parce qu’on possède du papier imprimé dans la poche ? et la personne en face fait l’hypocrite avec toi pour ce même bout de papier ? il y a quelque chose à apprendre là. Illusion c’est une histoire vraie, donc un titre assez personnel car je l’ai vécu de la tête aux pieds. C’était un challenge de retranscrire en musique une expérience aussi surprenante qu’enrichissante. Dans cette chanson, je fais toujours allusion au fait que les gens en font souvent trop quand il s’agit d’argent, voitures, maisons etc…On ne devrait pas perdre notre essence sous prétexte d’une quelconque promotion, voiture, position sociale. »

MSG

Q: La foi est récurrente dans le projet. Le titre « Katika » en est une parfaite illustration. Quelle place occupe Dieu dans ta vie?

MSG: « Tu l’as si bien dit, La foi est récurrente dans le projet. Cela veut dire que Dieu occupe toute la place disponible tout simplement. »

Q: Sur le titre « Babylone » (sorti en 2024 et inclus dans l’EP), tu sembles vouloir mettre les points sur les i avec un rappeur en particulier. Que souhaitais-tu clarifier ou dénoncer avec ce morceau?

MSG – Babylone [Mink’s disstrack]

MSG: « Tout commence lors de son passage dans l’émission INBOX de Fidjil, au cours de laquelle, il a pris la liberté de dire pas mal de choses à mon sujet, en essayant de me faire passer pour quelqu’un qui délire. Pourtant moi, j’ai été cuisiné dans plusieurs émissions pour m’étaler à son sujet je ne l’ai jamais fait, parce que les médias…voilà. J’ai repris cet extrait au début du son pour une raison, pour dire que tout d’abord je ne le clashe pas, je lui réponds. Dans son interview, il prétend chercher à comprendre pourquoi on n’est plus en contact, ou pourquoi je l’ai blacklisté. Et bien, je lui ai répondu, en musique et je dis même encore dans mon texte « ce n’est pas un clash, c’est une leçon de vie », car en suivant son passage dans l’émission, je trouve peu classe de dire qu’« on s’est fait tout seul », quand moi je connais le nombre de personnes qui transpirent et se blessent pour lui, seul on est rien, de plus il y a au moins Dieu dedans. Je souhaitais donc clarifier les zones d’ombre qui pouvaient encore exister à ce sujet, en jouissant de mon droit de réponse tout simplement. »

INBOX – MINKS part 1 & 2

Q:  L’EP se termine sur une note positive avec « Big Up ». Un morceau qui interpelle sur l’ego dans l’environnement Rap Camer. Penses-tu que les acteurs de la scène rap soient incapables de s’encenser mutuellement et de s’encourager ?

MSG: « Tu fais bien de soulever ce point, car c’était tout l’intérêt de le mettre à la fin de l’EP. Je pense que non seulement les acteurs de la scène rap ne se soutiennent pas assez, mais en plus se combattent sur du néant. De plus, je pense même que ce phénomène s’étend sur le Cameroun en général. Moi j’ai grandi en voyant des ainés venir participer à des open mic avec nous, il y avait une forme d’ouverture. C’était des moments de partage, purement humains et artistiques, mais ensuite le business est venu et je crois qu’on n’a pas eu la maturité pour en faire une machine pour tout le monde. Je ne dis pas qu’ils sont incapables de se Big Up mais qu’on pourrait faire mieux et je dis « On », moi le premier. »

Q: Ton écriture permet à l’auditeur de vivre ton histoire à travers toi. Quelle est la clé de ton processus créatif pour réussir à créer cette connexion si intime?

MSG: « Il y a beaucoup de choses mais si tu demandes une clé parmi tant d’autres, je dirai la spontanéité. Parce que beaucoup de titres sont enregistrés sans vraiment écrire ou trop calculer, mais avec l’intention ferme de donner la meilleure visualisation possible du message véhiculé à travers l’écoute. Le but ultime est qu’après l’écoute, on sente une plus-value et pour cela il faut que l’exécution soit parfaite dans la transmission du message, au niveau des paroles, l’intonation, la prod, le tamtam etc… C’est un alignement de tout ça qui donne du sens à l’écoute. »

Q: On note l’absence de collaborations sur « Mindset », si ce n’est avec tes producers/beatmakers. Était-ce un choix délibéré d’être seul sur ce projet ?

MSG: « Oui, plus qu’un EP c’est une déclaration, et lorsqu’on monte au créneau on le fait tout seul, même s’il y a toute une délégation derrière. Je devais assumer tout seul ce changement de nom, de direction, et tout ce qui va avec, par la même occasion tester aussi ce que je vaux finalement. »

MSG en studio

Q: De Douala à Casablanca, et maintenant à Montréal, tu as toujours su t’entourer d’une équipe pour faire de la musique. Comment fais-tu pour maintenir ces connexions artistiques malgré les déménagements ?

MSG: « Honnêtement, Bravo ! tu me poses là une question à laquelle je cherche encore à répondre. Le Cameroun reste quand même au centre de tes textes, malgré tes nombreux déplacements, Est-ce un choix délibéré au regard de la carrière que tu as eu au Maroc ? Je suis Camerounais avant tout, je fais mon devoir de citoyen avec le talent qui m’a été donné et je parle surtout de choses qui s’apparentent à la vie en générale, peu importe la zone géographique. »

Q: Pour finir, quel est ton regard sur la scène rap camerounaise actuelle ? Et, quelles sont tes aspirations ou perspectives ? Après cet EP, ta fanbase peut-elle s’attendre à une présence plus régulière de ta part?

MSG: « La scène Rap Camer est en totale expansion, on voit des projets qui sortent tous les jours, de nouveaux artistes aussi. On a Bop Dylan qui fait quelque chose d’extraordinaire avec son émission Dans le Van, une superbe promotion du Rap Camerounais. Franchement, c’est génial ! Styfler90, un frère de longue date, je suis très heureux de voir comment il inspire tout un mouvement avec le concert qu’il a donné. En un mot, Expansion et même révolution avec nos plateformes de ventes de musique en ligne, on n’est pas loin de faire manger tout le monde et c’est encourageant ! La perspective est de rester dans une dynamique, servir plus régulièrement, proposer aussi plus de clips désormais, continuer à m’améliorer, à peaufiner mon art, mais surtout livrer plus souvent parce que le problème maintenant c’est que dans le process d’achat de matériel, apprentissage de mix, master, préparation de l’EP, distribution etc…j’ai pris goût et quand l’enfant a pris goût, il veut recommencer ! Donc présence plus régulière, Oui à 200% et j’ai même déjà commencé Mindset 2.

MSG session studio

L’EP « MINDSET », est disponible depuis le 19 septembre 2025 partout sur la planète (Stillac,Apple Music,Spotify). Album que je vous recommande vivement.

Interview & propos recueillis par Etienix

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